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Prévention des chutes en EHPAD : quels exercices proposer ?

Garry Babaud, fondateur de GA Coachs5 min de lecture · · mis à jour le

La chute est une crainte constante dans un EHPAD ou une maison de retraite. Si aucun exercice ne supprime le risque, un travail régulier sur l'équilibre et la force musculaire contribue à le réduire. Voici les grands axes d'un programme sérieux. Vous y trouverez aussi des repères pour rassurer les résidents inquiets et prolonger le travail entre deux séances.

En bref
  • La chute est l'une des principales préoccupations en établissement pour personnes âgées.
  • Équilibre, force des jambes et passages assis-debout sont les trois piliers du travail.
  • Les exercices sont toujours adaptés et encadrés, jamais improvisés.
  • L'exercice complète les autres mesures de prévention de l'établissement, sans les remplacer.

Pourquoi les chutes sont-elles un enjeu majeur ?

Une chute peut entraîner une hospitalisation, une perte de confiance et une baisse d'autonomie durable. La prévention est donc un objectif central des projets d'établissement. Même sans blessure, une chute peut laisser une trace : le résident se méfie de ses jambes, bouge moins et perd encore en force.

C'est pour briser ce cercle que l'activité physique a sa place dans la prévention. Pour les personnes de 65 ans et plus, l'OMS recommande des exercices d'équilibre et de renforcement au moins 3 jours par semaine pour prévenir les chutes. En établissement, ce cap s'adapte aux capacités de chacun, et le coach intervient toujours en complément du suivi médical, jamais à sa place.

Travailler l'équilibre

Transferts de poids, appuis alternés, marche sur ligne, exercices avec appui sur une chaise ou une barre. L'intensité monte très progressivement, toujours avec un encadrement à proximité.

Un exemple de progression : tenir debout pieds écartés en se tenant au dossier d'une chaise, puis pieds rapprochés, puis en lâchant une main, puis en tournant la tête. Chaque étape n'est franchie que lorsque la précédente est maîtrisée sans crispation. Placez toujours le résident près d'un appui solide, sur un sol non glissant, avec le coach à portée de main.

Renforcer les jambes

Les muscles des cuisses et des hanches stabilisent la marche. Les exercices se font avec le poids du corps ou du petit matériel, à un rythme confortable pour chaque résident.

Assis, on peut par exemple tendre une jambe puis l'autre, serrer un ballon souple entre les genoux ou pousser contre un élastique. Debout, en se tenant à une chaise, monter sur la pointe des pieds ou lever un genou sollicite aussi la stabilité. Le bon dosage se repère facilement : un effort réel, sans douleur ni essoufflement marqué. Si une douleur apparaît, on arrête l'exercice et on en parle à l'équipe soignante.

S'entraîner à se relever

Le passage assis-debout est un geste du quotidien. Le répéter en séance, avec une technique sûre, aide à conserver une vraie indépendance pour les transferts.

La technique s'apprend pas à pas : avancer au bord de la chaise, reculer les pieds, pencher le buste vers l'avant, puis pousser sur les jambes, avec les mains sur les accoudoirs si besoin. Pour les résidents qui en sont capables, et avec l'accord de l'équipe soignante, on peut aussi apprendre à se relever du sol, sur un tapis et avec le coach à côté. Savoir le faire rassure beaucoup en cas de chute.

Ce qui ne s'improvise pas

Ces exercices demandent un intervenant formé et une bonne connaissance des résidents. Chez GA Coachs, le programme est construit avec votre équipe, avec la sécurité comme premier critère.

Concrètement, cela veut dire connaître les précautions propres à chaque résident, savoir quand simplifier un exercice ou s'arrêter, et définir à l'avance la conduite à tenir en cas de malaise ou de chute pendant la séance. Une fiche simple, validée par l'équipe soignante, peut rassembler ces consignes pour chaque groupe. Pour fixer vos priorités avant d'en parler, le quiz d'une minute de notre page dédiée aux établissements peut vous aider.

Comment rassurer un résident qui a peur de tomber ?

La peur de tomber est fréquente, surtout après une première chute, et elle peut freiner autant que le manque de force. Un résident inquiet se crispe, regarde ses pieds et raccourcit son pas, ce qui le rend justement moins stable.

Avec lui, on commence assis, puis debout avec un appui solide à portée de main, en expliquant chaque mouvement avant de le faire. Les petites réussites comptent : tenir quelques secondes de plus, lâcher une main un instant. Valorisez-les à voix haute, devant le groupe si la personne l'accepte. Si l'appréhension reste forte, parlez-en avec l'équipe soignante, qui pourra proposer un accompagnement adapté.

Que faire entre deux séances ?

L'exercice n'est qu'une partie de la prévention. Des chaussures fermées qui tiennent bien le pied, un éclairage suffisant la nuit, des aides techniques à portée de main et le suivi des traitements par l'équipe médicale comptent aussi, et relèvent de votre établissement.

Au quotidien, l'équipe peut prolonger le travail sans effort supplémentaire : laisser un résident se lever seul de table quand il le peut, plutôt que de l'aider par réflexe, ou lui proposer quelques pas accompagnés dans le couloir. Le coach peut vous indiquer, pour chaque groupe, les gestes à encourager et ceux à éviter.

Questions fréquentes

Quels exercices pour prévenir les chutes chez la personne âgée ?

Les exercices les plus utiles travaillent l'équilibre (transferts de poids, appuis alternés, marche guidée), la force des jambes (poids du corps, élastique) et le passage assis-debout. Ils se pratiquent assis ou debout avec un appui solide, selon les capacités, et progressent très doucement. Pour une personne fragile, ils doivent être encadrés et validés avec l'équipe soignante ou le médecin.

Peut-on travailler l'équilibre en restant assis ?

Oui, en partie. Assis sur une chaise stable, on peut travailler le maintien du buste, les transferts de poids d'un côté à l'autre ou les mouvements pour attraper un objet sur le côté. Quand la personne en est capable, on passe ensuite à des exercices debout en se tenant à un appui, toujours avec l'accord de l'équipe soignante.

Un résident qui est déjà tombé peut-il refaire de l'exercice ?

Oui, sauf contre-indication médicale, et c'est même une façon de retrouver confiance. La reprise se décide avec le médecin et l'équipe soignante, surtout après une blessure ou une hospitalisation, puis les exercices repartent du niveau le plus simple, souvent assis. Le coach ne pose jamais de diagnostic : il adapte la séance aux consignes reçues.

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Et si vos résidents bougeaient un peu plus chaque semaine ?

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Exemple illustratif

Léa, 29 ans (Fleury-les-Aubrais) : préparation d'un semi-marathon. Résultat : un plan d'entraînement structuré avec son coach.

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