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Sédentarité et TMS au travail : ce que disent les chiffres

Garry Babaud, fondateur de GA Coachs5 min de lecture · · mis à jour le

Les chiffres ne sont pas drôles, mais ils sont clairs. Voici ce qu'ils disent vraiment. Avant de proposer une solution, il est utile de regarder les chiffres. Voici un état des lieux sourcé sur la sédentarité et les TMS en entreprise, sans exagération ni promesse non fondée. Suivent quelques pistes concrètes pour agir à l'échelle d'une équipe.

En bref
  • Les troubles musculosquelettiques (TMS) représentent 88 à 90 % des maladies professionnelles reconnues en France (Assurance Maladie / INRS).
  • En 2021, les TMS ont entraîné la perte de plus de 11 millions de journées de travail (INRS).
  • Plus d'un adulte sur cinq déclare passer plus de 7h par jour assis (Santé publique France).
  • Ces chiffres ne justifient aucune promesse de guérison : ils justifient la prévention.

Les TMS, première cause de maladie professionnelle en France

Selon l'Assurance Maladie et l'INRS, les troubles musculosquelettiques représentent aujourd'hui entre 88 et 90 % des maladies professionnelles reconnues en France, tous secteurs confondus.

Derrière ce sigle se cachent des atteintes des muscles, des tendons et des nerfs, par exemple des douleurs du dos, des tendinites de l'épaule ou un syndrome du canal carpien. Elles concernent aussi bien les métiers physiques que les postes de bureau, où gestes répétitifs et postures prolongées s'accumulent jour après jour. Chaque situation relève d'un avis médical, notamment auprès du médecin du travail.

Un coût concret pour les entreprises

En 2021, les TMS des membres supérieurs et inférieurs indemnisés ont entraîné la perte de plus de 11 millions de journées de travail et plus d'1 milliard d'euros de frais couverts par les cotisations des entreprises du régime général, selon l'INRS.

Ces chiffres ne disent pas tout, puisqu'ils ne comptent que les cas reconnus et indemnisés. Une gêne jamais déclarée pèse pourtant déjà sur le quotidien : concentration plus difficile, postes aménagés dans l'urgence, remplacements à organiser. Pour une équipe, l'impact se mesure aussi en organisation et en qualité de vie au travail.

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La sédentarité, un facteur aggravant au quotidien

Santé publique France indique que plus d'un adulte sur cinq déclare passer plus de 7 heures par jour assis. Une part importante de ce temps se joue sur le lieu de travail.

Rester longtemps assis sans changer de position sollicite toujours les mêmes zones : bas du dos, nuque, épaules, hanches. Le problème ne vient pas seulement du manque de sport, mais de l'immobilité prolongée, qui peut concerner une personne très active le week-end. Alterner les positions, se lever régulièrement et glisser de courtes pauses actives dans la journée comptent parmi les gestes les plus simples à installer.

Ce qu'une entreprise peut concrètement faire

Aucune solution ne supprime ce risque, mais des actions régulières de mouvement, de mobilité et de prévention peuvent contribuer à limiter son aggravation. Elles complètent les leviers classiques que sont l'ergonomie des postes, l'organisation du travail et le suivi par la médecine du travail.

C'est le principe sur lequel repose l'approche BOOST ENTREPRISE™ de GA Coachs : des séances de 30 minutes sur site, centrées sur le mouvement et la prévention, sans jamais se substituer à un avis médical. Un salarié qui souffre déjà doit d'abord consulter son médecin ou le médecin du travail, seuls à même de dire ce qui convient à sa situation.

Quels gestes simples peuvent aider au quotidien ?

Les premiers leviers ne demandent aucun matériel particulier : se lever régulièrement, marcher pendant un appel, alterner les positions de travail, régler la hauteur de l'écran et du siège. Pris isolément, aucun ne change la donne ; répétés chaque jour, ils réduisent le temps passé dans la même posture.

Des pauses actives de quelques minutes, avec des mouvements de mobilité pour la nuque, les épaules et le dos, trouvent facilement leur place entre deux réunions. Pour qu'elles tiennent, mieux vaut les rattacher à un moment fixe, par exemple au retour du déjeuner, plutôt que de compter sur la mémoire de chacun. En cas de douleur, ces mouvements ne remplacent pas un avis médical.

Comment mesurer l'effet d'une démarche de prévention ?

La prudence s'impose : une démarche de prévention ne se juge pas en quelques semaines, et aucun indicateur ne prouve seul son efficacité. Quelques repères aident toutefois à suivre la dynamique, comme la participation aux séances, le ressenti des salariés sur leur confort au poste ou les remontées faites au médecin du travail.

Un court questionnaire avant le lancement, puis à intervalles réguliers, permet de comparer les perceptions dans le temps. L'important est d'écouter le terrain et d'ajuster : changer d'horaire, adapter le contenu, cibler une zone du corps plus sollicitée par certains métiers. Pour tester l'approche avant de s'engager, BOOST 30 propose une séance découverte offerte.

Ce qu'il faut retenir

Les chiffres sont clairs : la sédentarité au travail n'est pas un problème marginal, c'est un facteur de risque documenté pour les troubles musculosquelettiques. Ces troubles touchent tous les secteurs, des ateliers aux open spaces, ce qui fait de la prévention un sujet pour chaque équipe.

Face à ça, quelques minutes de mouvement régulier dans la journée pèsent souvent plus lourd qu'on ne l'imagine dans la prévention de ces troubles. L'enjeu n'est pas de transformer les équipes en sportifs, mais de casser l'immobilité prolongée, jour après jour, avec des gestes simples et tenables.

Questions fréquentes

Qu'est-ce qu'un TMS ?

Un trouble musculosquelettique (TMS) est une atteinte des muscles, des tendons ou des nerfs, qui touche le plus souvent le dos, les épaules, les coudes, les poignets ou les genoux. Il est favorisé notamment par les gestes répétitifs, les efforts et les postures maintenues longtemps. Seul un médecin peut poser le diagnostic et orienter la prise en charge.

Comment prévenir les TMS au travail ?

La prévention combine plusieurs leviers : l'aménagement des postes, l'organisation du travail, l'alternance des postures et une activité physique régulière. Des pauses actives et des séances de mobilité ou de renforcement peuvent y contribuer, sans remplacer le suivi par la médecine du travail. En cas de douleur persistante, il faut consulter un médecin.

Le sport en entreprise réduit-il les TMS ?

Aucune activité ne supprime le risque de TMS, et aucun programme sérieux ne promet de les faire disparaître. Des séances régulières de mouvement, de mobilité et de renforcement peuvent en revanche contribuer à limiter leur aggravation, en complément de l'ergonomie des postes. Les salariés déjà douloureux doivent d'abord demander l'avis de leur médecin.

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Exemple illustratif

Karim, 51 ans (Saran) : mal de dos chronique au bureau. Résultat : un programme de renforcement adapté, sans douleur au quotidien.

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